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Les semis, ça continue !

Le printemps est là,
les beaux jours reviennent !

Le sentez-vous ? Cet air qui se réchauffe, annonciateur des beaux jours ? Les oiseaux se réveillent, les soirées se rallongent et le jardin commence à fleurir.
Pas de doute, c’est bien le mois d’avril qui s’installe !

À la pépinière, c’est une période charnière. Les aubergines, piments et poivrons semés en mars ont déjà bien grandi. Le défi ? Les protéger des dernières fraîcheurs pour leur permettre de se développer dans les meilleures conditions jusqu’en mai.

Pendant ce temps, tomates, courgettes, concombres, tournesols, basilic et autres aromatiques remplissent peu à peu la serre et les deux tentes de culture.

Au total, plus de 1 700 plantes sont actuellement cultivées, dont 576 dans la tente de culture principale.

Les semis continuent
pendant tout le mois d’avril !

La fête au semis !

Laissez-moi réfléchir… 6 x 96…
Oui, ça fait bien 576.
576 semis dans une seule tente, ça en fait du monde.

Pour accueillir cette petite foule de jeunes plantes, j’ai ajouté un étage à ma tente de culture (celle présentée dans l’article précédent). Résultat : je peux y loger 6 plaques de 96 mottes, principalement des tomates, aubergines, poivrons et piments à différents stades de développement.

Bien sûr, tous les semis ne lèvent pas. Il faut généralement compter 10 à 20 % de perte.
Mais cette année, les conditions sont optimales et les résultats excellents.
La plaque de semis de tomates Doctor Green’s Frosted affiche même un score parfait : 96/96 !

🌱 Astuce de la pépinière Tournesolignac : pour maximiser vos chances de réussite de germination et de levée, ajoutez un peu d’AZOMITE à votre terreau à semis. Ce minéral naturel contient 70 oligo-éléments issus d’une roche volcanique ancienne. Un coup de pouce qui stimule les jeunes racines!

Un équipement supplémentaire

« Avant l’heure, c’est pas l’heure… et après l’heure, c’est plus l’heure ! »
Cette devise résume parfaitement la fenêtre idéale pour vos semis.
Trop tôt ? Les plantes s’ennuient dans leurs pots.
Trop tard ? Elles ne seront pas prêtes pour début mai.
Alors quand c’est l’heure de semer, on ne lambine pas !

À la Pépinière Tournesolignac, c’est donc le moment d’accélérer.
Un deuxième espace de culture, provisoire et issu du bon vieux système D, vient renforcer la production.

Concrètement, j’ai installé une nouvelle structure de serre recouverte d’une couverture isolante en aluminium pour maximiser la lumière, le tout couplé à trois barres LED Cosmorrow 40W. Résultat : une tente semi-ouverte qui augmente significativement la capacité de production.

La couverture en aluminium permet de maximiser le réfléchissement de la lumière sur les plantes

En intérieur, en extérieur ?

Le changement d’heure est une bonne nouvelle pour le jardinier… mais il apporte aussi son lot de problèmes.
Si les soirées s’allongent (et c’est tant mieux), les matins, eux, deviennent plus froids. L’heure gagnée le soir est perdue le matin : le soleil se lève plus tard, et ça pose problème pour les jeunes plants, notamment de solanacées.

Placées dehors trop tôt, même sous serre froide, les jeunes plantes subiront un coup de froid. Et la nuit n’arrange rien… Un plant de piment ou d’aubergine peut ne pas survivre sous les 5°C. Une tomate, plus rustique, peut encaisser jusqu’à 0°C, mais sa croissance s’arrête sous les 10°C.

Résultat : flétrissement, fonte, jaunissement ou mort de la plante.

Pour éviter ça, j’ai mon petit rituel…
Le soir, je rentre toutes les plantes à l’intérieur.
Le matin, je les sors dans la serre, le plus tard possible, juste avant de partir travailler.
Oui, ça prend 20 minutes, mais c’est crucial.

Ce va et vient quotidien durera jusqu’à mi-avril. Ensuite, je laisserai les plants dans la serre, fermée et protégée par un voile d’hivernage. Cela permettra idéalement d’atteindre une température de 10 à 15°C : des conditions normales deux semaines avant leur mise en vente.

Boutures de framboisier

Pour terminer, voici quelques boutures de framboisier prélevées à l’automne.
Elles proviennent d’un plant acheté dans le commerce, qui a le mérite d’être sans épines. Plus besoin de jouer les équilibristes pour cueillir ses framboises !

En prime, cette variété remontante, dont j’ai malheureusement oublié le nom, se révèle très productive et vigoureuse. Elle est Idéale pour créer une source nourricière au jardin, simple à entretenir et productive.

Ces boutures seront bientôt rempotées individuellement pour être vendues sur le marché du samedi matin de Talmont-Saint-Hilaire ou sur Leboncoin.